Vaccination Covid-19 : les infirmiers demandent le droit de prescription
Autorisés à administrer les vaccins contre le covid-19, les infirmiers réclament le droit de prescription. Une nécessité selon eux pour accélérer la campagne de vaccination auprès des Français les plus isolés.
Les infirmiers sont-ils les grands oubliés de la prescription ? Alors que depuis le 5 mars et la publication au Journal officiel d’un décret, les pharmaciens et les sages-femmes, en plus des médecins, sont autorisés à prescrire le vaccin contre le Covid-19, l’Ordre national des infirmiers (ONI) appelle à un élargissement de cette mesure aux infirmiers. Si depuis la sortie du décret, ces derniers sont autorisés à vacciner sans qu’un médecin soit systématiquement présent, le dernier avis de la Haute autorité de santé (HAS) ne reconnait pas les infirmiers comme de possibles prescripteurs. Une décision incohérente selon Patrick Chamboredon, président de l’Ordre national des infirmiers.
“Alors que la livraison de vaccins s’accélère, notre pays doit pouvoir s’appuyer sur la première profession de santé de par le nombre : la profession infirmière (700 000 en France dont 138 000 libéraux, ndlr). Les infirmiers peuvent être un vecteur important d’accélération de la vaccination parmi les personnes isolées, notamment si on leur donne la possibilité de prescrire le vaccin à leurs patients, et si l’on facilite son administration par les infirmiers libéraux qui sont les seuls aujourd’hui à se rendre au domicile de leurs patients.”
Pour favoriser l’accès au vaccin de ces publics fragiles vivant dans des territoires reculés, l’Ordre national des infirmiers demande que des dotations hebdomadaires soient prévues pour les infirmiers exerçant à domicile.